“Maîtriser les stratégies de recherche, d’exploitation et de valorisation de l’information numérique”

Domaine D2

Compétence D2.1 : Élaborer et mettre en oeuvre une stratégie de recherche d’informations en contexte professionnel

On trouve un article sur une base de données, un document sur un catalogue (livres, thèses, DVD…).

Nous avons vu différents outils de recherche d’information :

-CAROLE est  un catalogues des BU de l’Université de Lorraine (http://bu.univ-lorraine.fr/ressources/catalogues (droit, lettres…))

-SUDOC  http://www.sudoc.abes.fr/DB=2.1/?COOKIE=U10178,Klecteurweb,D2.1,E2aef6b6f-205,I250,B341720009+,SY,A%5C9008+1,,J,H2-26,,29,,34,,39,,44,,49-50,,53-78,,80-87,NLECTEUR+PSI,R193.50.135.197,FN

-PETALE : http://petale.univ-lorraine.fr/advanced-search.html?submenuKey=advanced&menuKey=all

-il existe un système de prêts entre bibliothèques de Nancy (ce qui m’a notamment servi pour le projet 2A)

 

A titre d’application, nous avons effectué par groupes de 4 des recherches sur les thèmes des projets 2A de chacun d’entre nous.

Techniques de l’Ingénieur est une base de données, disposant d’articles en français uniquement, depuis 1946. En tant qu’étudiant de l’UL on dispose d’un compte, donnant accès à plus de 120 000 références. On peut avoir des informations sur l’auteur, voire le contacter. Il est enfin possible de mettre les documents soit sur un support de stockage, soit sur le compte qu’on se sera créé.

Google Scholar  propose des documents gratuits, disponibles sur Internet en format PDF (et qu’on ne trouve pas forcément sur les bases de l’UL). C’est plus intéressant que de passer par Google « tout court ». Par exemple, quand on recherche « Tube de Ranque » (mon sujet de projet 2A), on remarque beaucoup plus de résultats pertinents qu’avec Techniques de l’Ingénieur, mais en anglais également.

Web of Science  recense des articles, et des comptes-rendus de conférences surtout.  Il est accessible via l’ENT également (Lorraineclic), uniquement par mots-clés en anglais, avec ou sans guillemets selon si on veut ou non l’expression exact. En général les articles dans les revues ont une plus grande valeur scientifique. On peut sélectionner par langue, par université, date de publication…Il arrive parfois que l’université ne propose pas le texte en ligne. Dans ce cas, il faut contacter l’auteur directement, ou cliquer sur « où trouver ce document ».

Je reproduis ici les réponses aux différentes questions posées, en tant que complément à l’intervention de M. Tafforeau :

1)      De quelles autorisations les époux Monnet ont-ils besoin pour que le concert ait lieu sans qu’ils risquent d’être assignés en justice pour contrefaçon?

2)      Quelles autorisations sont nécessaires pour que la retransmission sur la radio Classic Chic FM ait lieu licitement?

3)      La chaîne France 9 devait-elle obtenir une autorisation de filmer et/ou de diffuser les extraits?

4)      L’héritier de Richard Bonnière, la Gassion et Petra Ka peuvent-ils intenter un procès contre la radio sur le fondement du droit d’auteur et/ou des droits voisins ?

 

Ce cas pratique soulève le problème juridique de la propriété littéraire et artistique, problème omniprésent dans une société de culture et de civilisation à la portée du grand public. En effet, deux intérêts s’opposent : d’une part, la culture pour tout le monde et le droit à l’information, et d’autre part, la protection des auteurs, peu importe la valeur et le genre, du simple fait de la création artistique.

 

1)

http://www.sacem.fr/cms/home/utilisateurs/organiser/concert-spectacle-variete/concert-spectacle-varietes-intro

http://www.sacd.fr/Vous-etes-diffuseur.113.0.html

http://www.irma.asso.fr/L-organisation-de-spectacles

 

  • Il faut prévenir la SACEM 15 jours avant la manifestation et remplir un contrat général de représentation (indiquant entre autre le programme de diffusion).  Il s’agira d’acquitter une redevance à l’auteur via la SACEM, proportionnelle aux recettes. Ainsi, la SACEM délivrera aux époux l’autorisation d’utiliser les œuvres inscrites sur son répertoire, soit la musique du compositeur Bonnière (redevance dont bénéficiera son héritier).

En outre, il n’est pas nécessaire de demander une autorisation de diffusion concernant les textes, puisque Ancielle n’a jamais été inscrit à la SACEM et que le délai nécessaire à ce que ses œuvres tombent dans le domaine public est passé.

Il s’agit enfin d’afficher le nom des auteurs sur les programmes et affiches, ainsi que le nom de la diva et de la pianiste au moins sur les programmes (même si ces dernières ne sont inscrites à aucune société de perception et de répartition des droits).

  • Les organisateurs ont besoin de l’autorisation du théâtre afin de produire la pièce en ses murs, mais pas de celle du décorateur.
  • En théorie, aucune modification que ce soit (musique, texte) ne sera autorisée par la SACEM, dans la mesure où le spectacle doit être reproduit fidèlement.

2)

http://www.sacem.fr/cms/home/utilisateurs/diffuser/a-la-radio-ou-a-la-tv/conditions-d-autorisation

 

La radio doit également demander une autorisation à la SACEM (pour la musique de Bonnière mais pas pour les textes, puisqu’Ancielle n’est inscrit à aucune société de perception), les redevances étant calculées à partir des recettes du diffuseur (i.e. le théâtre), et une autorisation auprès du diffuseur lui-même. Il faut également l’autorisation des interprètes (la diva et la pianiste).

 

3)

http://www.adagp.fr/fr/utilisateur/utiliser-oeuvre/audiovisuel

http://www.irma.asso.fr/De-la-captation-d-un-spectacle-a

http://www.parisfilm.fr/data/document/parisfilm-guide-tournagesfr.pdf

 

Il faut tout d’abord obtenir l’autorisation du propriétaire des lieux pour tourner au sein du théâtre.

Pour diffuser dans son JT l’image de la diva, la chaîne doit obtenir son autorisation (droit à l’image), mais pas celle de la pianiste puisqu’elle n’apparaît pas dans le reportage.

Il faut se rapprocher de l’ADAGP (si l’œuvre y est répertoriée). Il s’agit donc de formuler une demande d’autorisation, qui permettra de diffuser à la télévision une œuvre, moyennant le paiement de droits.

Le cas échéant (càd si le reportage filmait une partie de la représentation, avec du texte et/ou de la musique), c’est auprès des titulaires des droits d’auteurs que la chaîne devrait demander l’autorisation de filmer et de diffuser.

 

4)

D’une part, la radio avait obtenu l’autorisation de diffuser la représentation fidèle aux œuvres de Bonnière et de Ancielle. Or, ce qui a été diffusé, en raison de l’erreur de Méleau, n’est pas une représentation fidèle de l’œuvre, mais sera considéré comme une interprétation, voire une création originale. Par conséquent, la radio n’avait pas l’autorisation de diffuser ceci, et les interprètes peuvent se retourner contre la radio (d’autant plus qu’une demande avait été faite de ne pas diffuser ceci). Ils peuvent réclamer des dommages et intérêts.

D’autre part, l’héritier de Bonnière est en droit de se retourner contre la radio, puisque celle-ci a diffusé une représentation qui, via les hués et les omissions, dégrade clairement l’œuvre de Richard Bonnière, voire la dévalorise.

 

Compétence D2.2 : Élaborer et mettre en oeuvre une stratégie de veille informationnelle en contexte professionnel

La veille informatique a essentiellement été présentée par Jérôme Balezo (ENSEM).

Cette dernière conférence du cours de C2i traitait ainsi de veille informationnelle, et de son lien avec l’intelligence économique.

L’information est au centre de toute activité numérique (prise de décision, outil de stratégie, de communication). De même, la compétitivité entre entreprises est soumise à leur capacité d’innovation, leur connaissance de l’environnement concurrentiel.

Concernant les techniques de recherche d’information sur le Net, il existe deux façons de suivre ces informations : de manière automatisée (Push) et de manière manuelle (Pull), qui est cependant chronophage et rébarbative.

Nous avons commencé par des définitions de la veille informatique :

  • On part d’un problème décisionnel, la récolte d’information permet alors de réduire les incertitudes lors de cette prise de décision.
  • C’est une activité continue en grande partie itérative, visant à une surveillance active de l’environnement technologique, commercial…pour en anticiper les évolutions (selon l’AFNOR, 1998).
  • C’est l’ensemble des stratégies mises en place pour rester informé, en y consacrant le moins de temps possible en utilisant des processus de signalement automatisés (JP. Lardy, 2007).

Il s’agit donc du fait de surveiller constamment, d’où la nécessité de définir clairement ce qu’on va surveiller (le champ d’action). Le but est de déterminer un signal faible : analyse de tous les éléments récupérés, leur compréhension et leur interprétation.

L’information qu’on recueille peut être :

blanche : obtenue légalement, accessible à tous, mais peu de valeur stratégique

grise : plus difficilement accessible, valeur ajoutée et souvent informelle

noire : acquise de façon illégale, très stratégique, espionnage industriel

Enfin, on peut distinguer différents types de veille : concurrentielle (sur un marché), technologique (brevets), juridique, commerciale.

Puis nous sommes passés à des définitions de l’intelligence économique :

  • ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de distribution en vue de son exploitation, de l’information utile aux acteurs économiques. Ces actions sont menées également avec toutes les garanties de protection nécessaires à la préservation du patrimoine de l’entreprise.
  • processus de collecte, de traitement et de diffusion de l’information visant à réduire la part de l’aléatoire

 

La démarche à adopter est :

1/ identification du problème décisionnel

2/ traduction du problème décisionnel en problèmes de recherche d’information

3/ identification des sources pertinentes (permet de gagner du temps)

4/ collecte des informations

5/ traitement des infos collectées pour obtenir des indicateurs

6/ interprétation des indicateurs

7/ décision (rapport final le plus neutre possible)

Le processus de veille est le fondement du processus d’IE. Elle fait partie (avec le knowledge management, la sécurité, le lobbying, l’e-reputation) d’un processus global, qui est celui d’IE.

Enfin, nous avons fini la séance par un Travail Pratique : il s’agit de se créer un compte et de mettre en place une veille (Netvibes, Talkwalker, Mention, WebofScience) concernant une thématique de notre choix :

http://www.netvibes.com/privatepage/1#General: avec les flux RSS, on va suivre un site en particulier. Pour s’inscrire à des flux RSS (par ex sur le site du Monde) il faut cliquer sur l’icône orange.

https://web.mention.com/?#alert/775975 : j’ai créé une alerte « Mines nancy » ; classe les alertes par date

http://www.talkwalker.com/fr/alerts/ : on reçoit les alertes directement sur notre mail

http://apps.webofknowledge.com.bases-doc.univ-lorraine.fr/WOS_GeneralSearch_input.do?product=WOS&search_mode=GeneralSearch&SID=Y2IQVJGT34WDPjm6BoF&preferencesSaved= (il faut se créer un compte pour recevoir les alertes)

Dans Google, si on recherche uniquement des PDF : rajouter dans la barre de recherche « filetype :pdf » (les astuces sont détaillées sur http://outils.abondance.com/)

Nous avons ensuite fait un travail dirigé, sur la veille informatique.

Le but est de « veiller » sur différentes informations pour un thème que l’on a choisi. Etant données les actualités sportives du week-end j’ai décidé, après m’être inscrit sur les différents sites à étudier, de créer des alertes ayant pour thème Rafael Nadal (il a gagné Roland-Garros dimanche).

Netvibes

(http://www.netvibes.com/privatepage/1#General)

  • Il est possible de créer un onglet avec le résultat de la recherche Google « Rafael Nadal ».
  • Sinon, il n’est pas possible de créer un tel flux. La seule possibilité est de créer des Widgets sur la thématique Sport dans l’onglet Catégories. Ainsi, dès que l’un des sites de sport publiera un article sur Rafael Nadal, celui-ci apparaîtra dans ma page Netvibes.
  • Ensuite, sur le site de l’Equipe (par exemple, un site d’actualités sportives) http://www.lequipe.fr/rss/ on sélectionne Netvibes pour s’inscrire au flux RSS de la page « Tennis ».

L’inconvénient d’un tel système est, à mon sens, la nécessité d’aller sur le site pour avoir les informations. Certes la veille est automatisée, mais je la qualifierais donc plutôt de semi-automatisée.

Talkwalker

(http://www.talkwalker.com/fr/alerts/)

On tape « Rafael Nadal » dans Recherche, toutes les langues, avec une fréquence hebdomadaire. Ainsi, dès lors que sera publié un article sur Rafael Nadal sur le Web, je recevrai un email pour m’en informer et me préciser de quel article il s’agit. J’ai reçu un premier email de notification seulement quelques minutes après m’être inscrit sur le site !

J’ai également créé d’autres alertes susceptibles de parler de Nadal : « Roland Garros », « Tennis », « Wimbledon »…

Sur la page http://www.talkwalker.com/alerts/manage , on peut gérer les alertes que l’on a créées, éventuellement désactiver l’alerte, modifier la fréquence…Je trouve cela intéressant, en fonction des événements sportifs potentiels (par exemple réduire la fréquence en période de vacances…).

Taper sur « aperçu » avant de valider l’alerte permet d’avoir un aperçu des informations que l’on recevra par mail, et au besoin d’affiner la recherche. Par exemple, j’ai remarqué que les premiers résultats n’étaient pas dans une langue que je connais, j’ai donc sélectionné « Français ». Le seul problème, à mon sens, est qu’il n’est pas possible de sélectionner plusieurs langues…

Mention

(https://fr.mention.com/)

Je commence par renseigner mon adresse mail, puis dans la barre de recherche je tape « Rafael Nadal » : la différence par rapport à Talkwalker est que les requêtes couvrent aussi les réseaux sociaux : https://web.mention.com/#alert/775976/q/Rafael nadal.

Les résultats correspondent surtout à des tweets, mais on trouve aussi des articles et des vidéos.

Le seul problème, je pense, est qu’en cas d’événement (typiquement, une victoire de Nadal dans un tournoi) il y ait simultanément beaucoup de tweets, de likes, de publications, et donc que ma page devienne vite saturée !

Ce qui me « dérange » un peu sur Mention est que, en cas de mauvais réglage des paramètres de confidentialité, les publications (pour peu qu’elles contiennent les mots-clé « Rafael » et/ou « Nadal ») Facebook, Twitter ou autres, apparaissent sur toutes les pages Mention les ayant renseignés…Cela pose d’évidents problèmes de confidentialité…

Les alertes sont classées par ordre chronologique, certaines sont classées prioritaires (drapeau rouge) car leur source est considérée comme populaire. On peut donc, dans une première lecture de la page Mention, se limiter aux publications prioritaires pour se faire une rapide idée des actualités récentes concernant Nadal.

Web of Science

(http://apps.webofknowledge.com.bases-doc.univ-lorraine.fr/WOS_GeneralSearch_input.do?product=WOS&search_mode=GeneralSearch&SID=Y2IQVJGT34WDPjm6BoF&preferencesSaved=)

On s’inscrit avec son identifiant univlorraine. Il s’agit cette fois de publications intra Université de Lorraine.

En renseignant dans le champ « Rafael Nadal », on ne trouve qu’une publication, Celebrity endorsers’ performance on the “ground” and on the “floor”. Cependant, il ne s’agit pas d’informations sur l’actualité récente du joueur, comme on pouvait s’y attendre.

J’élargis le champ de recherche, en renseignant cette fois « Roland Garros » : on obtient cette fois 6 résultats, essentiellement des publications sur des études comparatives entre types de joueurs, ou des analyses sur ses caractéristiques.

Conclusion

Mettre une veille en place me semble extrêmement intéressant, afin de suivre l’actualité de manière générale et diversifiée (réseaux sociaux, média…). J’ai pris ici un thème sportif, mais à l’avenir je pense installer des veilles dans différents domaines qui m’intéressent (géopolitique, enjeu du nucléaire, …) et également sur mes projets ou travaux scolaires. Il faut cependant parfois savoir affiner la recherche (synonymes…).

Pour clôre cette compétence, il est important de préciser que les stratégies adoptées concernaient la veille informationnelle dans tout domaine. Elles s’appliquent donc aisément au contexte professionnel, sujet de la compétence D2.2.

Compétence D2.3 : Élaborer une stratégie de développement et de valorisation des compétences professionnelles

François Zaninotto, est élève de la promotion 1994 de Mines Nancy (option IS). Il dirige actuellement Marmelab, atelier d’innovation digitale au sein d’Artem.

Sujet de l’intervention : « Les connaissances informatiques dans le monde de l’entreprise : comment utiliser l’outil informatique au quotidien ? »

L’informatique professionnel est en décalage négatif par rapport à l’informatique personnel : les ordinateurs personnels sont plus puissants, le coût d’achat est moindre en entreprise car les groupes font pression sur les fournisseurs, qui en réponse fournissent des outils moins performants, les unités professionnelles ont moins d’autorisations (par exemple les salariés ne jouissent pas des droits d’administrateur…). Certaines entreprises travaillent encore sous Windows XP car une migration vers un système d’exploitation supérieur coûte très cher. Les entreprises préfèrent aussi pourvoir les postes avec des ordinateurs fixes, puisque ceux-ci se volent moins facilement. Le revers de la médaille est qu’ils sont littéralement cadenassés, donc les salariés peuvent plus difficilement se les approprier. En conclusion, le PC en milieu professionnel est bridé (un proxy interdit l’accès à certains sites, impossibilité de télécharger un quelconque logiciel…).

A titre d’exemple dans le secteur bancaire, les ordinateurs ne sont pas munis de ports USB (sinon la fuite d’information est très facile). Il est donc plus difficile de se familiariser avec de telles machines, qui ne présentent pas les mêmes caractéristiques que celles du domicile, et on doit prendre de nouvelles habitudes (transférer les informations non plus par clé mais par exemple par la messagerie).

De plus, les dirigeants de l’entreprise (Directeur Administratif et Financier notamment) ne peuvent fournir une nouvelle machine qu’au prix de multiples démarches, et d’un long délai…Du matériel élaboré (comme l’iPad) devient alors symbole de statut professionnel au sein de l’entreprise, et est réservé à un très faible nombre.

Le matériel informatique étant considéré amorti au bout de trois ans, cela oblige les services à pratiquer le capacity planning : anticiper l’évolution des besoins de l’entreprise en matériel (et en support immatériel) informatique, gérer les capacités machines…. Ces tâches sont organisées par le CIO (directeur des services informatiques), qui doit aussi réduire les coûts informatiques, et gérer les équipes de gestion informatique.

Le poste de CIO est à ne pas confondre avec celui de CTO qui est le directeur technique, en charge de l’informatique métier.

 

Lors de la séance suivante, Samuel Nowakowski nous a présenté les outils du numérique, via une présentation Prezi (http://prezi.com/w-brr_yohyev/passerelle-numerique-cartes-mentales/?utm_campaign=share&utm_medium=copy).

Il existe notamment des cartes conceptuelles et des cartes heuristiques (qui servent à définir l’information qu’on va manipuler).

Une carte conceptuelle est un objet informatique composé de concepts, liens et ressources (exemple : liens internet, documents électroniques). Les concepts et liens s’illustrent avec des objets graphiques (objets graphiques : tels que formes, lignes ; et qui possèdent des attributs tels que du texte, des couleurs, une position, un alignement). Les objets graphiques forment des propositions, qui elles-mêmes construisent un réseau de concepts.

Les objectifs d’une carte conceptuelle sont :

-représenter et organiser l’univers d’une question de départ, d’un texte…

-fournir une image plus parlante pour l’esprit, quand le langage écrit et oral atteint ses limites (une structure en carte est nettement plus explicative)

-faciliter l’apprentissage et l’appropriation de concepts difficiles

-travailler en groupe et communiquer ses idées en public

 

Il s’agit donc de présenter quelque chose de complexe, sans pour autant être limité par les difficultés du langage.

En effet, une représentation conceptuelle simple (pour représenter et hiérarchiser la présentation, et dépasser les limites descriptives du langage parlé et écrit) favorise la compréhension, la mémorisation, la créativité. C’est ainsi plus simple de passer par exemple d’une langue à l’autre.

Les différents types de cartes sont les chaînes (raisonnement séquentiel et causal), les étoiles (acquisition de connaissances cloisonnées), et des réseaux (interconnexions de concepts).

Les méthodes pour établir une carte sont alors de:

-élaborer et valider la question de départ à laquelle la carte conceptuelle tentera de répondre (claire et précise, pertinente et utile, ciblée : faisable en temps et connaissances disponibles)

-recenser les concepts (généraux associés à la question de départ, puis les concepts plus spécifiques par exemple ceux associés qui permettent de détailler les concepts généraux)

-à partir de cette liste, établir le schéma d’ensemble de la carte, regrouper et hiérarchiser les concepts

-relier les concepts entre eux pour former des propositions. Valider que cela fonctionne selon différents sens de lecture

-enrichir en ajoutant des exemples ou des ressources (URL, images…)

-pourquoi pas d’ajouter des détails. Notamment des sous-concepts, des relations, une boite pour faire des regroupements, des formes, des couleurs et une taille de police unique pour tous les exemples, enfin donner un titre accrocheur à la carte.

En conclusion, une bonne carte ne se limite pas à des relations entre des concepts. Elle doit raconter quelque chose, exposer une thèse. M. Nowakowski a fini par évoquer des alternatives aux cartes conceptuelles : le brainstorming, la prise de notes, la gestion de projet.

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